La permaculture

Chez Demain pour Saint-Quentin on aime la permaculture et on croit en son énorme potentiel. Notre équipe a suivi la formation Permaculture Design et peut vous aider à aménager votre jardin. Vous pouvez également vous former avec nous toute l'année dans notre jardin partagé. Pour toute demande, n'hésitez pas à nous contacter via le formulaire dans la barre de navigation. Et pour ceux qui ne connaissent pas, voici une petite F.A.Q. qui, je l'espère, vous donnera envie de vous lancer !  

 
 
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Pourquoi choisir la permaculture plutôt qu'une autre forme de jardinage ? 

Le but de la permaculture est de recréer un écosystème comme on en trouve dans la nature à plus petite échelle. Dans une forêt, pas d'entretien ni d'arrosage et pourtant ça pousse tout seul ! On va donc se baser sur les modèles qu'on trouve dans la nature pour créer des mini forêts comestibles qui demanderont un entretien limité tout en étant productives et en renforçant les sols.


Sur quels principes se base la permaculture? 

En plusieurs milliers d'années d'évolution, la nature n'a pas produit de grandes technologies, mais elle s'y connaît en termes d'écosystèmes ✌. Ils sont autonomes, résilients, favorisent la diversité et vivent en harmonie. En permaculture, on va donc s'inspirer le plus possible des modèles qui fonctionnent dans la nature. Dans un écosystème, le mouvement est circulaire : pas de gaspillage, chacun prend ce dont il a besoin et nourrit les autres. Dans mon jardin, ça donnerait : les vers de terre mangent les déchets et font de la bonne terre / les plantes se nourrissent des bons nutriments de la terre et produisent des fruits / je mange les fruits et je donne les épluchures aux vers de terre ... et on recommence. Cet exemple est simpliste, mais l'idée générale est de se calquer sur ce qu'il se passe déjà dans la nature : en respectant la place et le rôle de chacun des acteurs de l'écosystème, on évite les déséquilibres responsables de gaspillage ou de maladies (ce qui se passe en monoculture intensive ; par exemple : trop de demande pour une forme de nutriment conduit à l'affaiblissement de la plante, facilitant l'arrivée de ravageurs, alors on balance des pesticides dessus qui appauvrissent la terre ... le résultat, on le connait : des terres dégradées, des fruits sans nutriments (dans le meilleur des cas) et un empoisonnement généralisé). 

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Bonne idée que de s'inspirer de la nature... Mais est-ce que ça ne risque pas d'être un peu le "fouillis" ? 

Dans les écosystèmes naturels, pas de monoculture (ni de rangées bien alignées) ! C'est le "secret" de la nature pour créer des ensembles harmonieux : chaque élément a un rôle bien défini et ils sont interconnectés (ils se protègent (ombre, parasites) et se "nourrissent" entre eux). En permaculture, on va donc essayer de recréer des combinaisons de plantes qui cohabitent bien ensemble. C'est plus complexe que de simplement dire : "les patates c'est super à côté du basilic". On essaye de mettre ensemble des fixateurs d'azote, des plantes mellifères (qui attirent les abeilles), des plantes qui attirent les insectes, des minéralisantes, des couvre-sols (qui permettent de limiter l'arrosage), bref on crée de véritables guildes (c'est le terme technique) autonomes et résilientes. Certes, ça fait un beau mélange, mais ça peut être joliment organisé. De toute façon, que celui qui trouve une forêt sauvage moche me jette la première pierre 😅

Comment  créer un système autonome et résilient (i.e. qui se rétablit de lui-même après un incident (ravageurs, sécheresse, etc.)) ? 

Le secret des bons permaculteurs réside dans cette maxime : chaque fonction doit être remplie par plusieurs éléments et chaque élément doit avoir plusieurs fonctions. Vous pouvez relire, ces phrases ne sont pas synonymes ! Pour créer des systèmes autonomes et résilients, il faut que les éléments intacts puissent palier à un manque en cas d'incident. Par exemple, en cultivant des variétés de tomates différentes (9 dans mon jardin!) si un de mes plants meurt, la fonction "production de tomates" peut être assurée par les huit autres qui seront peut-être plus résistants à un manque/trop plein d'eau ou à une certaine forme de ravageur, etc. Dans un autre contexte, la fonction "palier aux besoins en eau" pourra être assurée par une collecte d'eau de pluie ou par des plantes couvrantes (ou un paillis) qui préviendront le dessèchement trop rapide du sol. 

Dans mon jardin, j'ai choisi de planter des phacélies : ce sont des fleurs (fonction 1 ornementale) ultra mellifères (fonction 2 attire les bons auxiliaires) qui couvrent le sol (fonction 3 moins d'arrosage), dont le système racinaire ameubli la terre (fonction 4 moins de travail) et dont les feuilles une fois fanées font un excellent engrais (fonction 5). 

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